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Tsurikomi Goshi : définition, prise et variante sode

Deux judokas en kimono blanc pratiquent le tsurikomi goshi sur les tatamis d'un dojo lumineux
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Le tsurikomi goshi est une projection de hanche où l’on charge uke avec l’action des bras, du buste et du pivot, puis on le fait basculer devant soi. Dans le Nage-no-kata, tori saisit le milieu du col avec la main droite et l’extrémité ou la manche droite avec la main gauche pour l’exécuter. La vraie question, pour beaucoup de judokas, c’est de ne pas le confondre avec le sode-tsurikomi-goshi, car la prise change et la sensation dans l’entrée aussi.

Qu’est-ce que le Tsurikomi Goshi en judo ?

Le tsurikomi goshi appartient aux techniques de projection par la hanche. L’idée est simple : tori amène uke vers l’avant, place sa hanche, puis projette en combinant traction et soulèvement. Ce n’est pas une projection “au bras” ni une simple rotation de bassin. La hanche sert de point d’appui, mais ce sont les mains qui fabriquent l’ouverture.

Dans quelle famille de techniques de projection cette prise se classe-t-elle ?

Elle se classe parmi les projections de hanche, donc parmi les mouvements où le corps de tori se met en travers pour servir de levier. Pour un judoka, le repère utile est clair : si la hanche ne s’installe pas sous l’axe de uke, la projection perd sa force. Le tsurikomi goshi demande donc un engagement du centre de gravité, pas seulement une traction des bras.

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Saisie des deux manches par un judoka pour exécuter la variante sode tsurikomi goshi

Quelle est la différence avec la variante Sode-Tsurikomi-Goshi ?

La différence pratique tient à la prise : le sode-tsurikomi-goshi se travaille avec les deux manches, alors que le tsurikomi goshi de base décrit dans le Nage-no-kata s’appuie sur le col et sur la manche ou l’extrémité de la manche. C’est là que se joue le premier repère de lecture pour le judoka : si la saisie passe par les manches des deux côtés, on bascule dans la variante sode.

Comment s’effectue la prise des deux manches dans le Sode-Tsurikomi-Goshi ?

Les deux mains contrôlent les manches, ce qui change immédiatement la relation de force. Le geste ne cherche plus à monter par un col saisi haut, mais à conduire uke par les bras. En pratique, cela aide à garder uke fermé devant soi et à préparer une entrée plus compacte.

Pourquoi cette variante est-elle si populaire en compétition avancée ?

Parce qu’elle permet de travailler très vite sur les bras de uke et de limiter ses sorties d’axe. Dès que la prise est installée, la sensation est plus directe qu’avec une saisie mixte col-manche. Pour un compétiteur, c’est souvent la précision de la prise qui fait la différence, pas la force.

Comment faire la projection Tsurikomi Goshi étape par étape ?

Commencez par tirer horizontalement sur la manche pour lancer le déséquilibre, puis écartez votre coude droit sous l’aisselle gauche de uke pour le lever vers l’avant. Tournez ensuite sur votre jambe droite, engagez les hanches et fléchissez les genoux. À ce stade, le but est de placer votre bassin comme une barrière mobile, pas de vous pencher.

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Comment réaliser le déséquilibre (Kuzushi) et le placement (Tsukuri) ?

Le kuzushi démarre par une traction nette sur la manche, dans l’horizontalité. Le tsukuri suit avec le pivot sur la jambe droite, le buste qui reste vivant et les hanches qui s’installent sous uke. Si vous sentez que uke reste “au-dessus” de vous, le placement n’est pas encore assez profond.

De quelle manière s’effectue l’exécution (Kake) de la projection ?

Pour le kake, tournez le corps vers la gauche, soulevez vos fesses en redressant les jambes, tirez fermement sur la main gauche et faites plonger votre main droite d’en haut vers le tatami devant vous. La projection sort alors de la combinaison entre la montée du corps et la chute de uke. Le bon signe, c’est que l’adversaire bascule sans que vous ayez à casser votre posture.

Quelles sont les erreurs à éviter pour réussir son Tsurikomi Goshi ?

Les blocages viennent presque toujours des mêmes fautes : tirer vers le bas au lieu d’emmener devant, plier le buste vers l’avant, garder les bras raides, pencher la tête ou relâcher l’action des mains. Chacune de ces erreurs casse l’effet de levier et laisse uke au-dessus de vos hanches. Corrigez en pensant “monter et guider”, pas “arracher”.

  • Si vous tirez vers le bas, uke s’enracine et la projection devient lourde ; relevez l’action des mains et cherchez l’avant.
  • Si votre buste s’incline trop, vous perdez l’axe et la hanche ne bloque plus ; gardez le torse gainé et le dos long.
  • Si vos bras restent tendus, vous n’amenez pas uke dans la bonne trajectoire ; gardez du relâchement avant la poussée finale.
  • Si la tête tombe, tout le corps suit et l’entrée se ferme ; gardez le regard stable pour rester disponible dans le pivot.
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Placement des hanches et traction des mains lors de la projection tsurikomi goshi

Erreurs qui bloquent la rotation du Tsurikomi Goshi

Le défaut le plus courant, c’est d’entrer trop loin avec l’épaule sans engager la hanche. Le résultat est simple : uke flotte, la rotation s’arrête et la projection se transforme en poussée. À la place, cherchez une entrée courte, des hanches placées et une action de mains qui continue jusqu’au bout.

FAQ

Le Tsurikomi Goshi est-il une projection de hanche ou d’épaule ?

C’est une projection de hanche. Le corps de tori sert de levier par l’installation du bassin, tandis que les bras organisent le déséquilibre et la montée de uke.

Faut-il tirer fort avec les bras pour réussir le Tsurikomi Goshi ?

Il faut surtout tirer juste. La traction horizontale sur la manche et l’action de soulèvement avec la main sur le col ou la prise haute préparent la chute ; si vous forcez sans placement, la technique se ferme.

Quelle sensation doit-on chercher pour savoir que l’entrée est bonne ?

Vous devez sentir que uke quitte son axe et passe au-dessus de votre hanche, sans pouvoir rester droit devant vous. Si vous devez compenser par un grand effort des bras, l’entrée n’est pas encore assez propre.

Le Sode-Tsurikomi-Goshi change-t-il seulement la prise ?

La prise change d’abord, et avec elle la façon de conduire uke. Les deux manches donnent un contrôle plus direct des bras, ce qui modifie la sensation de l’entrée et la manière de préparer le basculement.

À propos de l’auteur

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