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Comment faire un sasae tsurikomi ashi sans perdre l’avant ?

Deux pratiquants de judo exécutent un sasae tsurikomi ashi sur un tatami lumineux.
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Le sasae tsurikomi ashi réussit quand vous bloquez l’appui au moment exact où uke avance, sans casser votre propre axe. Le geste se fait avec la plante du pied gauche, le petit orteil raidi contre la cheville droite d’uke, pendant que les deux mains tirent et soulèvent pour le faire basculer. Si vous perdez l’équilibre, c’est presque toujours que le pied arrive trop tôt, trop tard, ou que les bras ne travaillent pas ensemble.

Ce qu’il vous faut

  • Un partenaire de judo en déplacement contrôlé.
  • Un tatami ou un sol stable.
  • Un espace libre pour avancer, reculer et tourner.
  • Une garde claire avant de chercher l’entrée.

Avec ces bases, vous pouvez travailler un sasae propre, lisible et surtout reproductible.

Comment faire un sasae tsurikomi ashi sans perdre l’avant ?

Entrez quand uke est sur le point d’avancer, pas après son appui complet. Le sasae tsurikomi ashi consiste à le tirer à soi tout en plaçant le pied sur sa jambe pour couper sa progression. Le repère utile est simple : votre pied gauche se pose sur le devant de sa cheville droite, avec le petit orteil raidi, tandis que le haut du corps reste vivant et gainé.

Les bras ne servent pas de décor. La main gauche tire, la main droite soulève, et le buste tourne à gauche en restant légèrement en arrière. Ce trio crée le déséquilibre sans vous jeter vers l’avant. Si vous penchez seulement la tête ou les épaules, vous perdez l’axe et uke garde ses appuis.

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Gardez l’entrée courte. Le pied bloque, les mains agissent, puis vous accompagnez la projection. Sur un déplacement naturel vers l’avant, vers l’arrière gauche ou sur le côté, le timing reste le vrai déclencheur.

Placement précis du pied et action des mains lors d'un sasae tsurikomi ashi sur tatami

Quelles sont les phases clés pour réussir le déséquilibre ?

Commencez par faire bouger uke avant de penser à le projeter. Le kuzushi naît du tirage et de la levée, pas du simple contact du pied. Le sasae tsurikomi ashi demande donc une préparation nette : une garde qui attire, puis un blocage au moment où la jambe devient légère.

Le tsurikomi n’est pas un mot savant pour faire joli. C’est l’action combinée des deux mains : la gauche tire vers vous, la droite soulève. Cette action monte le poids d’uke sur l’appui libre et prépare la bascule. Si vos bras restent passifs, la cheville touchée encaisse sans céder et la technique s’éteint.

La plante du pied doit rester précise, non écrasante. Posez-la sur le devant de la cheville ou le bas du tibia, pas sur le côté du genou. Ce placement donne un arrêt net de la progression. En comparaison avec hiza guruma, la ligne d’attaque n’est pas la même : ici, on bloque bas avec une levée, là on cherche la rotation sur l’extérieur du genou.

Quels enchaînements privilégier en cas de résistance ?

Ne forcez pas le sasae quand uke charge sur l’arrière. Si votre blocage ne casse pas son équilibre, changez vite de logique et gardez l’élan. Sur une défense sur l’arrière gauche, Ko Uchi Gari ou Ō-uchi-gari deviennent des suites naturelles. Si uke bloque vers l’avant, Tai Otoshi peut prendre le relais proprement.

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La bonne lecture est simple : si la jambe bloque mais que le tronc reste lourd, poursuivez sur l’intérieur des appuis ; si uke avance trop franchement, laissez-le venir et punissez sa poussée. Le sasae ne se gagne pas à la force, il se gagne à l’orientation du poids.

Posture correcte du buste en retrait pour réussir le sasae tsurikomi ashi sans perdre l'avant

Quelles erreurs font rater le sasae tsurikomi ashi ?

  • Poser le pied trop haut sur la jambe d’uke crée un appui flou : la jambe continue d’avancer et vous avez l’impression de pousser dans le vide. Replacez le contact sur le devant de la cheville ou le bas du tibia.
  • Tirer avec les bras sans soulever casse le déséquilibre : uke se redresse et vous vous retrouvez à portée. Cherchez un tirage et une levée ensemble, avec la main gauche qui tire et la main droite qui monte.
  • Se pencher en avant pour “aider” la projection vous fait perdre l’avant. Gardez le buste en léger recul pendant la rotation à gauche, sinon votre propre poids part avant celui d’uke.
  • Déclencher quand uke a déjà posé son pied enlève le timing. Attendez le moment où il avance ou déplace sa jambe, puis bloquez immédiatement.

Comment savoir si votre sasae commence à fonctionner ?

Vous avez le bon chemin quand uke se sent coupé dans sa marche et que sa base se ferme sans lutte visible. Le signe recherché n’est pas une grande amplitude, mais une rupture nette de l’avancée. Si votre partenaire doit rééquilibrer ses appuis, le blocage est mieux placé.

Sur une garde droite, gardez la même logique : le pied coupe, les mains organisent, le buste reste stable. Si vous sentez que l’entrée devient lente, revenez au déplacement simple et à la synchronisation des mains avant de chercher plus de vitesse.

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Quand le sasae tsurikomi ashi passe-t-il le mieux ?

Il passe mieux quand uke avance son pied droit, recule son pied gauche ou se déplace sur le côté. Ce sont les instants où sa jambe devient disponible et où votre blocage peut vraiment stopper la progression. Cherchez moins l’effet surprise que la bonne fenêtre.

Est-ce que la technique marche contre un adversaire qui pousse fort ? Oui, si vous acceptez de ne pas lutter frontalement. Laissez l’attaque venir, gardez la main gauche active, et transformez sa pression en déséquilibre au lieu de la subir.

Faut-il changer de technique si uke reste très lourd sur l’arrière ? Oui, parce qu’un sasae propre ne se transforme pas en bras de fer. Dans ce cas, le meilleur choix est souvent de basculer vers un enchaînement plus adapté au nouvel appui.

À propos de l’auteur

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